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- À propos | L'Intervalle
L'Intervalle Notre histoire L’Intervalle propose des rubriques diverses gratuites et adaptées aux différents niveaux de pratique et univers sportif. Cela permet à chacun de trouver le contenu et le thème qui lui correspond le mieux. L’objectif, informer et permettre aux sportifs de poursuivre leur rêve de manière éclairée. Il représente l'opportunité parfaite pour s’informer sur les acteurs du sports, les avis de passionnés et de professionnels du milieu. Composé d’espaces d'échanges, de conseils et d’expériences partagées. Que vous soyez débutant, sportif confirmé ou parent inquiet, l’Intervalle offre un environnement encourageant pour apprendre et évoluer au sein d'une communauté dynamique et bienveillante. L'équipe 3 étudiants. Une passion commune : le sport. Un objectif central : t'informer. Éléonore PALLUEL Nathan DUZELET Anne-Claire PITAVAL Échangeons Contacte nous si tu as besoin de renseignements personnels. Prénom Nom de famille E-mail Message Envoyer Merci pour votre envoi !
- Le monde du sponsoring sportif 1 | L'Intervalle
Le monde du sponsoring sportif Épisode 1 : Comment ça marche ? Le sponsoring est souvent associé aux grandes compétitions internationales, aux maillots couverts de logos et aux contrats à plusieurs chiffres. Pourtant, le sponsoring ne concerne pas uniquement les athlètes professionnels. À l’échelle locale, il représente un levier stratégique essentiel pour structurer un projet sportif, financer une saison et crédibiliser une ambition vers le haut niveau. À l'Intervalle, on a décortiqué pour toi les mécanismes du sponsoring de proximité pour transformer ton image locale en véritable moteur de performance. Le fonctionnement du sponsoring sportif Le sponsoring, aussi appelé parrainage sportif, repose sur un principe simple. Une entreprise apporte un soutien financier, matériel ou logistique à un sportif en échange de visibilité, d’image et d’opportunités de communication. Les analyses de marché réalisées montrent que les marques investissent dans le sport pour renforcer leur notoriété, améliorer leur image et créer un lien émotionnel avec leurs clients. Le sport véhicule des valeurs universelles telles que la persévérance, l’engagement et le dépassement de soi. En s’associant à un athlète, une entreprise cherche à capter une partie de ces valeurs. Le sponsor ne paye pas uniquement, il investit dans une histoire, dans une personnalité et dans un projet cohérent. Les enjeux économiques Contrairement aux idées reçues, le sport amateur est le premier bénéficiaire du sponsoring en France. En 2024, le marché européen du sponsoring sportif pesait 23,4 milliards d'€ (soit environ 70 % du sponsoring total en Europe). Selon une étude de Sponsora (“Le marché du sponsoring sportif en France : grands chiffres et perspectives”), la répartition des investissements est surprenante : 40 % sont captés par les clubs amateurs 36 % par les clubs professionnels Le reste se partage entre les fédérations et les grands événements Ces chiffres prouvent que le sponsoring est à la portée du sport amateur. Cependant, les attentes des partenaires évoluent selon le niveau de pratique. Voici ce que vous pouvez espérer : Niveau de l'athlète Type de sponsoring dominant Ordre de grandeur financière Rôle du sponsor pour l'athlète Objectif du sponsor Amateur / débutant Sponsoring local 0 à 10 000€ aide financière pour les équipements, déplacements... visibilité locale, soutien complément de revenus 10 000 à 50 000 € Espoir / régional Sponsoring intermédiaire notoriété régionale Semi-pro / national Sponsoring professionnel 50 000 à 500 000 € source de revenus importante image de marque, visibilité Professionnel Sponsoring international plus de 500 000 € revenus principaux visibilité massive, marketing global Le sponsoring sportif en fonction du niveau des athlètes : (Basé sur les analyses de Sponsoring.fr et Sponsora). Ce que recherchent les sponsors Avant de démarcher, renverse la perspective : ne demande pas « de quoi ai-je besoin ? », mais « qu’est-ce que je peux apporter ? ». Un partenaire investit sur quatre piliers : La Visibilité : Le "où on vous voit" . Au-delà du logo sur un maillot, c'est l'accès à une communauté engagée qui partage les valeurs de la marque. La Crédibilité : Le "qui vous êtes" . Ton sérieux, ta structure et ton dossier de sponsoring reflètent directement l'image de l'entreprise qui te soutient. Le Contenu : Le "ce que vous produisez" . À l'ère digitale, ta capacité à créer des récits authentiques (photos, vidéos) est un atout majeur pour la communication du sponsor. La Relation Humaine : Le "lien" . Dans le local, la confiance et la gratitude sont les clés. C'est la régularité de vos échanges qui transforme un contrat d'un an en un partenariat durable. Le conseil de L'Intervalle Ne vois pas le sponsoring comme une demande d'aide ou un don, mais comme un véritable partenariat d'affaires. Que tu fasses tes premiers pas ou que tu vises déjà l'élite, ton projet possède une valeur marchande. Apprends à la quantifier, soigne ta posture de "pro" avant même de l'être, et rappelle-toi que chaque grand champion a commencé par convaincre un premier partenaire local. Alors : Renverse la perspective. Ne demande pas ce qu'ils peuvent faire pour toi, mais ce que ton audience et ton image peuvent faire pour eux. Soigne ton "kit média". Un dossier propre, des photos de qualité et des statistiques claires valent plus qu'un long discours. Cultive la proximité. Le sponsor local achète une aventure humaine. Donne des nouvelles régulièrement, même quand tout ne va pas bien. Le terrain valide ton talent, mais c’est ta capacité à fédérer des partenaires qui financera ton ambition. Et toi, es-tu prêt à pitcher ton projet ?
- Clémence Calvin | L'Intervalle
Clémence Calvin : l'art de ne jamais porter qu'une seule casquette Comment durer 20 ans dans le haut niveau sans s’épuiser ? Pour Clémence Calvin, la réponse tient en une règle d’or : ne jamais porter qu’une seule casquette. Entre records sur marathon, vie de famille et projet pro, elle nous livre les clés d'une carrière bâtie sur l'équilibre plutôt que sur le sacrifice. User User User User User User User Clémence, tu as 35 ans et 20 ans de haut niveau derrière toi. Comment est né ce lien indéfectible avec l'athlétisme ? Tout a commencé à l'école, en CM1. J'ai gagné le cross inter-écoles trois années de suite avec une gestion de course qui a interpellé mes professeurs. Ils m'ont dirigée vers un club et j'y ai vite pris goût. Ce qui m'a encouragée, c'est que j'accédais à un niveau supérieur à chaque étape : des championnats départementaux en poussine jusqu'à ma première sélection en Équipe de France junior. C'est un sport où la progression est concrète, et ça, c'est un moteur puissant. Le sport de haut niveau est exigeant financièrement. Comment as-tu structuré ton économie personnelle au début de ta carrière ? Jusqu'au lycée, ma pratique était graduelle. Ensuite, j'ai dû choisir mes études supérieures. Comme j'étais une élève brillante, j'ai fait le choix, grâce à l'athlétisme, d'une filière générale en fac d'économie-gestion, moins chronophage que des cursus plus élitistes. À 19 ans, mes parents m'aidaient encore, mais je commençais à gagner mes premières primes sur les cross-country. Avec le phénomène du running, les organisateurs proposent des dotations financières. En étant régulièrement sur les podiums, j'avais 3 ou 4 mois lucratifs par an qui me permettaient de payer mes frais de voiture et de m'autonomiser progressivement. Tu as intégré la team Nike à 19 ans. Que représente réellement le soutien d'un sponsor pour un athlète dans "l'entre-deux" ? J'ai eu mon premier contrat financier vers 22 ans. Ce qu'il faut comprendre avec les marques, c'est qu'il y a des bases fixes, mais pour les obtenir, il faut faire des saisons pleines et remplir des objectifs de performance précis. Sinon, des réductions s'appliquent. C'est une contrainte stressante qui peut nous pousser à bout : on va courir alors qu'on n'est pas prêt, parfois sur une blessure, juste pour honorer le contrat. C'est là qu'on touche aux limites du système quand on est entre le très haut niveau mondial et le haut niveau national. Aujourd'hui, tu parles d'une pratique plus "sereine". Comment as-tu réussi à stabiliser ton quotidien ? Je me suis souvent remerciée pour ma capacité à rebondir. Aujourd'hui, grâce à mon club, je ne cours plus après les primes car je suis en contrat d'apprentissage en tant qu'athlète en reconversion. Cela m'apporte une sécurité financière et mentale. À 35 ans, ma pratique est devenue plus sensorielle, plus consciente. Je cours parce que j'aime être dehors, sentir le vent. Cet équilibre rend ma vie de famille plus sereine : je peux m'engager à fond sur une préparation marathon de 4 mois sans avoir l'impression de me noyer. Tu as toujours mené un "double projet" (études, puis vie de famille). Est-ce une protection contre la pression du résultat ? Totalement. Le sport de haut niveau dévore l'énergie mentale. J'ai fait une année de césure pour mûrir mon projet d'école de psychomotricité, que j'ai intégrée à 22 ans grâce aux dispositifs pour sportifs de haut niveau. Je n'ai jamais voulu attendre la fin de ma carrière pour construire ma famille. À 16 ans déjà, je me voyais mère. Aujourd'hui, je suis pleinement athlète, pleinement mère et pleinement femme. L'un vient compenser l'autre : quand un aspect de ma vie est "fermé" ou difficile, les autres m'apportent l'ouverture et l'épanouissement nécessaire. Quel regard portes-tu sur l'évolution de l'athlétisme pour la nouvelle génération ? Je pense que c'est plus difficile aujourd'hui. Le Covid a marqué une transition. Avant, il était plus facile d'avoir de vrais contrats financiers en tant qu'espoir féminine. Aujourd'hui, les marques privilégient les communautés "running" et les réseaux sociaux. Les nouveaux contrats ont des bases financières moins élevées. Il y a plus d'ouvertures grâce à l'avènement des chaussures en carbone, mais le système est devenu plus précaire pour ceux qui ne misent que sur la performance pure. Pour finir, quel est ton conseil pour un jeune qui veut réussir sans s'épuiser ? D'ouvrir le champ des possibles sur plusieurs voies. Construire son chemin professionnel en même temps que son entraînement sportif, c'est le meilleur équilibre. Je n'ai jamais senti le sol s'effondrer sous mes pieds parce que j'avais plusieurs piliers : la famille, la vie pro, le sport et la santé. Mon conseil est simple : il ne faut jamais porter qu'une seule casquette, sinon elle s'use.
- RS : une opportunité ou une nécessité | L'Intervalle
Réseaux sociaux : une opportunité ou une nécessité pour les athlètes ? Entre passion et réalité : pourquoi ton écran est ton nouvelle vitrine. Aujourd’hui, les réseaux sociaux et les nouvelles technologies occupent une place centrale dans la communication. Ils transforment nos modes de vie, d’information et de travail. Souvent perçus comme un simple espace de partage ou de divertissement, ils représentent pourtant une véritable opportunité pour les athlètes afin de gagner en visibilité, se faire repérer et construire progressivement leurs avenirs. À L'Intervalle, on a décortiqué pour toi le moyen de transformer ton smartphone en un véritable outil de carrière. Une vitrine personnelle Chaque athlète a l’opportunité de créer du contenu et de montrer son parcours, au travers des réseaux sociaux. Ils deviennent leur propre média. Ta présence en ligne : partager tes entraînements, tes compétitions, tes progrès ou simplement ton quotidien de sportif, peut attirer différents acteurs : entraîneurs, clubs, structures sportives, mais aussi partenaires ou marques ! Se créer une identité sur les réseaux sociaux et produire du contenu, permet de se former une vitrine, accessible à tous, et surtout de gérer son image de A à Z. C’est le concept du own média, qui est l’ensemble des supports de communication d’une marque, entreprise ou entité, qui possède et contrôle directement sa communication. Cela permet de diffuser des messages sans intermédiaire, de maîtriser son image et de créer une relation avec son audience. Le personal branding Lorsqu’un athlète communique, cela ne signifie pas qu’il doit se mettre en scène en permanence ni chercher la performance à tout prix. Ce qui intéresse le public, ce sont les histoires réelles : les efforts, les doutes, les réussites, mais aussi les échecs. C’est ce qu’on appelle le personal branding, c'est la stratégie qui consiste à construire, développer et maîtriser son image personnelle comme une véritable marque, notamment au travers des réseaux sociaux et des médias. Il permet de te différencier, de créer un lien authentique avec ton audience et de valoriser tes valeurs, ta personnalité et ton expertise au-delà de tes performances. Il ne s’agit pas seulement de se créer un personnage, mais de montrer qui tu es et ce qui te motive. Il est crucial que ton personal branding soit authentique et cohérent. Anastasia Pagonis, nageuse paralympique, est l’incarnation de ce principe. Avant même son titre aux Jeux Paralympiques, elle utilisait ses réseaux sociaux pour sensibiliser au handicap, partager son quotidien et montrer ses entraînements. Elle a construit une communauté engagée, ce qui a renforcé sa visibilité et ses partenariats. Elle incarne le personal branding basé sur l’authenticité et les valeurs. Se faire repérer et se créer des opportunités Pour un athlète amateur, les réseaux sociaux sont un outil de repérage. Un compte actif et cohérent permet à des clubs ou des recruteurs de découvrir un profil, parfois là où ils ne l’auraient pas vu autrement. C’est également un moyen d’attirer des partenaires. Les marques cherchent des humains capables de porter des valeurs, de s’exprimer et de fédérer une communauté. Même avec peu d’abonnés, un athlète peut susciter l’intérêt et bénéficier de soutiens, qu’ils soient financiers, matériels ou logistiques. Préparer l’avenir, au-delà de la carrière sportive Comme nous le savons, le sport de haut niveau reste incertain, les carrières peuvent être courtes. N’oublie pas que développer ta visibilité et ton image dès le niveau amateur permet aussi de préparer “l’après”. Création de contenus, partenariats, projets professionnels, reconversion : les réseaux sociaux peuvent t’ouvrir des portes et t’offrir une forme de sécurité sur le long terme. Une athlète qui incarne tout Un exemple concret est celui d’Ilona Maher, joueuse de rugby féminin dans un sport peu médiatisé. Grâce à ses réseaux sociaux, elle partage les coulisses des compétitions, évoque le corps des sportives avec humour et authenticité, et crée une véritable relation avec son audience en s’appuyant sur les tendances et l’actualité. Cette approche lui a permis de devenir l’une des joueuses de rugby les plus suivies au monde. Elle montre que les marques recherchent aujourd’hui des personnalités sincères et engagées, pas uniquement des titres. Au-delà du terrain, elle a su transformer sa visibilité en opportunités extrasportives, illustrant pleinement la puissance d’un personal branding cohérent. Le conseil de L'Intervalle Il n’existe pas de recette unique. Chaque athlète avance à son rythme, selon ses envies, son âge et ses objectifs. Mais il y a un mot d’ordre : la cohérence. Il faut voir les réseaux sociaux comme un outil au service de ton projet, et non comme une obligation. Ils ne remplacent pas le travail, ni l'entraînement ou le projet, ils les valorisent. Utilisés avec sincérité et régularité, ils peuvent devenir un véritable allié dans la construction d’un parcours sportif et personnel. Alors : Mise sur l'authenticité : comme Ilona Maher au rugby, utilise l'humour et les coulisses pour créer un lien. Les gens s'attachent à la personne, pas seulement au score. Sois régulier : la visibilité se construit dans la durée. Garde le contrôle : reste respectueux de toi-même et de ton sport. Ton image est ton capital le plus précieux. L'algorithme ne court pas à ta place, mais il peut faire savoir au monde entier à quel point tu cours vite.
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Portraits Clémence Calvin : l'art de ne jamais porter qu'une seule casquette
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